Ce qui se cache derrière "L'érudite"
- carmenbogdan0
- 27 janv.
- 3 min de lecture
A l'occasion du salon artistique 2026 de Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine (92) auquel je participe pour la première fois, j'ai l'honneur de présenter mon œuvre intitulée "L’Érudite". Elle a été réalisée il y a quelques années déjà mais j'ai décidé de la montrer à nouveau au public. Découvrez pourquoi.
Entre doute et excitation

C'est à l'occasion d'une précédente exposition ayant un thème commun, La Femme, que cette œuvre a été conçue.
Ma première réaction a été de me dire que ça allait être difficile car peindre des personnages n'était pas mon truc, des portraits, encore moins.
Mais par quel bout allais-je pouvoir attaquer ce sujet ?
J'étais à la fois emprunte de doutes et excitée par le défi que cela représentait.
Après de nombreuses réflexions, il me semblait que le meilleur moyen était de se concentrer ce que représentait pour moi être une femme, sur ce que j'avais vécu en tant que femme, sur des valeurs qui m'étaient chères, des valeurs intérieures.
Peindre des valeurs intangibles
Issue d'un milieu ouvrier, la première femme de ma vie, ma mère, a toujours été consciente que pour s'élever, il était nécessaire d'apprendre.
Ayant été obligée de quitter l'école très tôt en primaire, femme au foyer, mais femme de caractère, elle n'a exigé de moi qu'une seule chose, aller le plus loin possible dans les études.
J'étais consciente que c'était là une vérité. J'étais consciente qu'elle voulait pour moi une autre vie que la sienne, qu'elle voulais me donner le plus de chance possible.
J'ai donc mené des études scientifiques, de géologie-géophysique puis informatique, études que j'ai aimées mais je sentais un manque permanent, toujours en arrière-plan. Celui de la création artistique.
Avec une bonne partie de ma carrière maintenant plutôt derrière moi, j'ai choisi de me dégager plus de temps pour me lancer en tant qu'artiste peintre.
Alors que se présentait ce travail au sujet de la femme, il a été clair que je voulais y faire émaner les valeurs du savoir et de la connaissance toujours autant ancrées en moi.

Ces valeurs reviennent régulièrement dans mes peintures sous forme de textes, d'écritures ou de graphismes imitant une écriture. Ces éléments peuvent être clairement affichés ou bien intégrés par petites touches, discrets sur un fond ou soulignant une courbe, une forme dans la peinture.
Ces écritures sont pour moi le symbole de la liberté acquise par la connaissance, la compréhension, l'acquisition de l'analyse et par conséquent la possibilité d'avoir le libre arbitre. Choisir plutôt que de subir.
Pourquoi ressortir cette œuvre maintenant ?
Eh bien, je vous répondrai tout simplement à cause de l'actualité. Partout dans le monde je vois des libertés qui reculent, celles des femmes encore plus, même dans des pays qu'on dit évolués.
Par ce que rien n'est constant, que ces valeurs durement acquises doivent être soutenues, entretenues plus que jamais.
Pour faire honneur à ma mère, pour me donner du courage et voir tout le chemin que j'ai accompli, pour, pour, ... pour m'exprimer quand je le peux encore ! L'art a toujours été un vecteur de pensées et c'est mon mode d'expression.
De la liberté dans la peinture

Cette œuvre marque également un tournant dans ma création en allant chercher des techniques plus créatives comme les techniques mixtes, qui utilisent plusieurs médiums sont une façon de lâcher prise.
J'ai exploré plusieurs d'entre elles (la soif d'apprentissage toujours !) et ces dernières années j'utilise beaucoup l'impression de monotype et le collage.
Je ne vous en dirai pas plus ici, mais si vous voulez en savoir davantage, allez jeter un coup d’œil sur mon précédent article sur les coulisses de la série l'appel de la forêt ou bien encore celui sur les techniques mixtes.
Des techniques qui me donnent encore plus de liberté !
>>> L’œuvre complète est visible dans mon portfolio




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